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Publié jeudi 30 juin 2016 10:43 2425 Lectures

Télévision : fadeur des programmes de Ramadhan

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S’il y a bien une période de l’année pendant laquelle la télévision algérienne est très regardée, par toute la famille, c’est bien pendant le mois de Ramadhan. Alors on s’attend à passer de bons moments tous ensemble devant notre petit écran ; mais cette année le miracle n’a pas vraiment eu lieu.

 

On prend les mêmes et on recommence
On dit que ce sont dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, mais est-ce vraiment toujours le cas ?
D’année en année, c’est quasiment toujours le même casting, les mêmes visages que l’on voit apparaître : des fonctionnaires de la comédie, alors qu’il y a sans aucun doute dans notre pays de nombreux talents qui n’attendent que d’avoir leur chance pour montrer toute l’étendue de leur talent.


Il en va de même pour les séries : si il y a deux ans on a cru que la télévision algérienne allait s’emparer des vrais sujets de société pour susciter un débat au sein des familles, on peut dire aujourd’hui que la déception est grande.
Nous avons droit cette année à des séries comiques caricaturales, à des séries romantiques rose bonbon, rien que du déjà vu, revu, rabâché…Pas de nuances, comme si les Algériens après un bon (on le souhaite en tous cas) f’tour n’étaient plus capables de réfléchir ou d’apprécier une belle œuvre.


On convoque encore et encore les esprits des anciens comiques qui ont fait l’âge d’or de la télévision algérienne : ils nous ont fait rire, trouvez le nom de ce comique célèbre…rien de bien follichon.
Même dans des séries qui se veulent ultra modernes, du moins dans la forme, on se repose sur ses lauriers et on utilise les bons vieux trucs qui ne ratent jamais.


Apparemment ce n’est pas une crise des moyens qui touche la télévision algérienne (encore que), mais bien plutôt une crise des idées.
Il faut renouveler les personnes pour trouver de nouvelles idées, être capable de prendre des risques pour avoir la chance de tomber sur le nouveau Boubagra ou le nouvel inspecteur Tahar qui fera se pâmer de rire ou même réfléchir la jeune génération.


Ce n’est pas encore pour cette année.

Sonya