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Publié mercredi 27 octobre 2010 10:31 4969 Lectures

Le cancer du sein

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Des symptômes au diagnostic
Le cancer du sein est une tumeur maligne qui touche la glande mammaire.

 

Les cellules malignes se multiplient de manière désordonnée jusqu'à créer une tumeur qui s'attaque aux tissus sains avoisinants. Cette tumeur peut propager des cellules cancéreuses dans tout l'organisme : on dit alors qu'elle " métastase".

Quels sont les symptômes d'un cancer du sein ?
Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison totale sont grandes. Il est donc important de surveiller attentivement les modifications de votre poitrine (voir la partie "l’auto-examen des seins" dans la rubrique " Le dépistage ".  
Ainsi, toute grosseur nouvelle au sein ou à l'aisselle, toute modification de la forme ou de la taille de votre sein, tout écoulement par le mamelon, ou encore tout changement notoire de l'aspect de la peau du sein ou de l'aréole - crevasses, pigmentations - doivent être signalées à votre médecin car ils constituent les symptômes visuels les plus répandus et qui doivent alerter.
Le cancer du sein se présente le plus souvent sous la forme d'une petite boule qui peut être palpée parfois par la patiente elle-même. Cette petite boule peut également être visible sur une mammographie. En fait, dans la plupart des cas il ne s'agira pas d'un cancer mais d'une tumeur bénigne comme par exemple un petit fibrome.

Que faire en cas de suspicion ?
Le seul moyen pour faire la différence entre un cancer et quelque chose de bénin est de faire un prélèvement qui va permettre une analyse au microscope.
Ce prélèvement peut se faire de plusieurs façons :
- soit avec une petite aiguille, c'est ce qu'on appelle une cytoponction, c'est un geste simple, peu douloureux qui doit être réalisé par des médecins qui en ont l'habitude, dans ce cas c'est un geste fiable qui permet souvent de faire un diagnostic. La cytoponction est réalisée sans qu'aucune hospitalisation ne soit nécessaire.
- parfois il faut recourir à une biopsie, c'est à dire un prélèvement d'un petit fragment de la tumeur qui a été trouvé. Il existe plusieurs moyens de faire cette biopsie. La plupart du temps une hospitalisation n'est pas nécessaire, sauf si cette biopsie doit être réalisée avec une anesthésie générale.  
Le choix de la méthode de prélèvement dépend de chaque cas, en fonction de la taille de l'anomalie, de sa localisation, du diagnostic suspecté par la palpation et la mammographie.
N'hésitez pas à demander des explications à votre médecin.  

Une grosseur au sein est-elle toujours cancéreuse ?
Heureusement non, sur 5 grosseurs examinées, 4 sont totalement bénignes. Aussi faut-il vous efforcer d'envisager sans trop d'anxiété et d'appréhension les examens que votre médecin peut préconiser. Il faut souligner que plus la détection de la maladie est précoce, plus vos chances de guérison sont élevées.
Un suivi médical régulier, au moins une fois par an, par votre médecin généraliste ou votre gynécologue est donc conseillé.

Prévention et facteurs de risque
Divers facteurs de risque peuvent avoir une influence sur la venue d'un cancer du sein : l'âge, des antécédents familiaux, des facteurs génétiques... C'est pourquoi il est important de connaître les précautions et les examens simples qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein le plus tôt possible et donc d'accroître les chances de guérison totale.

Le facteur âge

Les deux tiers des cancers du sein se développent chez des femmes de plus de 50 ans. En revanche, cette maladie est rare chez les femmes de moins de 35 ans et reste exceptionnelle chez celles qui ont moins de 20 ans.   
Après 40 ans, les statistiques nous apprennent que le risque d'avoir un cancer du sein se multiplie une fois et demie tous les dix ans.
Après 50 ans, outre l'examen - au moins annuel - de vos seins par votre médecin traitant ou votre gynécologue et l’auto-palpation mensuelle de vos seins, votre médecin vous prescrira une mammographie tous les deux ans pour dépister de manière très précoce un éventuel cancer.
N'hésitez pas à en parler à votre médecin ou à votre gynécologue qui saura vous conseiller sur la question.

Les antécédents familiaux
Une femme dont la mère ou la sœur a déjà eu un cancer du sein risque deux fois plus que les autres femmes de développer un cancer du sein. Si tel est votre cas, vous devez, encore plus que les autres, vous faire surveiller médicalement au moins une fois par an et ne pas omettre de signaler vos antécédents familiaux à votre médecin traitant ou à votre gynécologue. 15% des femmes traitées pour un cancer du sein développeront un cancer sur l'autre sein. Si vous êtes dans cette situation, vous devez absolument bénéficier d'un suivi médical particulièrement attentif. On a également constaté que le risque était plus élevé chez les femmes ayant eu à la fois des règles précoces et une ménopause tardive. Les femmes sans enfant ou ayant eu un premier enfant après 30 ans semblent de même un peu plus exposées au développement d'un cancer du sein. Ce sont des éléments que vous devez aussi prendre en considération.N'oubliez pas d'en parler à votre médecin.

Un gène responsable du cancer du sein ?

Deux gènes qui sont anormaux dans certains cancers du sein avec composante familiale, BRCA2 sur le chromosome 13, BRCA1 sur le chromosome 17. Ces gènes sembleraient prédisposer au cancer du sein et permettraient d'expliquer la survenue d'un cancer du sein très particulier et relativement rare chez les femmes jeunes.
Il est possible d'identifier ces femmes à très haut risque et de les suivre tout particulièrement afin que leur cancer du sein, s'il doit se développer, puisse être traité à son tout début.
La détection génétique des cancers est actuellement pratiquée en routine dans certains hôpitaux. Dans ces hôpitaux, des consultations d'oncogénétique, c'est-à-dire de génétique appliquée à la cancérologie, ont vu le jour ces dernières années et se penchent tout particulièrement sur ce genre de problèmes. Mais il faut toujours penser aux conséquences psychologiques et sociales de ce dépistage qui n'est pas indiqué aujourd'hui chez les enfants et les très jeunes filles.  De plus, aujourd'hui, nous ne savons pas encore modifier ces gènes afin de les rendre inoffensifs.

La pilule augmente-t-elle les risques ?
Il est désormais acquis que la pilule n'augmente pas globalement le risque de cancer du sein. De même, les rumeurs qui lient le cancer du sein à la pratique des seins nus, à la réception d'un coup violent sur la poitrine ou au port du soutien-gorge à baleines sont de la pure fantaisie et ne reposent sur aucune démonstration scientifique. La pilule ne provoque pas le cancer du sein mais favorise le développement d'un cancer. C'est pour cela qu'elle est contre-indiquée en cas de cancer du sein et en cas de risque important de cancer, par exemple chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein.

Peut-on éviter la venue d'un cancer du sein ?

Non, on ne peut pas encore véritablement empêcher la survenue d'un cancer du sein. Il faut en effet reconnaître que nous ne savons pas encore bien déterminer les différents facteurs qui feront qu'une femme - et non une autre - développera un cancer du sein. Ce qui est malheureusement certain c'est qu'en France, aujourd'hui, 1 femme sur 9 pourra en être atteinte à un moment ou à un autre de sa vie. Cette maladie représente ainsi un quart des cancers chez la femme. Il est donc essentiel que vous connaissiez les précautions et les examens simples qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein le plus tôt possible et donc d'accroître les chances de guérison totale.
A tout âge :
- Vous devez être régulièrement suivie par un médecin ou par un gynécologue qui n'hésitera pas à vous prescrire les examens nécessaires en cas de doute. Ce suivi médical doit avoir lieu tous les 6 mois ou tous les ans à partir de 30 ans. Vous devez pratiquer tous les mois une autopalpation de vos seins.
- A partir de 50 ans : Votre médecin ou votre gynécologue vous fera pratiquer une mammographie tous les 2 ans.

Tamoxifène et prévention hormonale
Il est possible qu'on puisse utiliser certains médicaments antihormones comme le Tamoxifène pour éviter l'apparition du cancer du sein, dans certains cas très particuliers lorsque le risque serait important (par exemple dans certaines formes familiales). Des essais sont en cours actuellement aux Etats-Unis et en Europe ; les résultats sont bien sûr attendus avec beaucoup d'intérêt.


L'importance du dépistage précoce
Aujourd'hui le cancer du sein concerne 1 femme sur 9 !
Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison sont importantes.
Grâce au dépistage précoce, la moitié des cancers du sein sont décelés alors qu'ils mesurent moins de 2 cm !
Ce niveau de détection permet d'atteindre de très hauts taux de guérison tout en réduisant considérablement l'agressivité des traitements appliqués.
Il est donc important de vous informer sur le cancer du sein et son dépistage car cela peut réellement vous sauver la vie.

A tout âge
Vous devez être régulièrement suivie par un médecin traitant ou par un gynécologue qui vous prescrira les examens nécessaires, notamment s’il estime que vous avez des facteurs familiaux de risque de cancer du sein. Ce suivi médical doit avoir lieu tous les 6 mois ou tous les ans à partir de 30 ans.

A partir de 50 ans
Votre médecin traitant ou votre gynécologue vous fera pratiquer une mammographie tous les 2 ans.
En France, le "dépistage organisé" est accessible aux femmes à partir de 50 ans et jusqu'à 74 ans.


L'auto-  examen

L'auto-examen des seins, ou autopalpation, regroupe un ensemble de gestes simples qui, pratiqués tous les mois, après les règles, vous permettront de bien connaître vos seins, de détecter toute anomalie et de la signaler à votre médecin.
L’autopalpation est une pratique très positive et importante pour toutes les femmes si elle procède d'abord d'une meilleure connaissance de son corps, de ses changements, de ses métamorphoses lors des diverses étapes de la vie.
L'autopalpation devra être répétée par exemple une fois par mois.

Les gestes de l'autopalpation

1 Debout, devant un miroir, inspectez les deux seins et vérifiez qu'il n'y a rien d'anormal : par exemple un écoulement par le mamelon, d’un liquide ou encore plus de sang, crevasses, fossettes, plis ou peau qui pèle...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Levez le bras droit.
Avec les trois doigts de la main gauche, palpez
le sein droit, fermement, attentivement et complètement.
En commençant par la partie externe, parcourez le sein
en effectuant de petits cercles avec les bouts des doigts.     



 

 

 

 

 

 

 

3 Veillez à examiner tout le sein.
Une attention particulière doit être portée à la zone entre le sein et l'aisselle, cette dernière comprise.
Cherchez toute grosseur ou toute induration anormale sous la peau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 Terminez par le mamelon.
Pressez délicatement le mamelon
et vérifiez qu'aucun
écoulement ne se produit.
Si c'est le cas, prévenez votre médecin.     


Répétez l'auto-examen sur le sein gauche.

 

 

 

 

 

Les différentes techniques
Il est essentiel que vous connaissiez les précautions et les examens simples qui permettent de dépister un éventuel cancer du sein le plus tôt possible et donc d'accroître les chances de guérison totale.

Outre les consultations - en tout cas au moins une fois par an – demandez à votre médecin généraliste ou votre gynécologue d’examiner votre poitrine.

La palpation des seins lui apportera des indications essentielles. S'il percevait un nodule, c'est-à-dire une petite boule lui paraissant anormale, ou si différents éléments de votre état de santé l'y incitaient, il vous prescrirait alors une mammographie et/ou une échographie.

La mammographie est l'examen radiographique des seins. Elle permet de révéler des petites tumeurs qui ne sont pas toujours détectables par la seule palpation des seins.

L'échographie, qui explore le sein grâce à des ultrasons, permet, dans certains cas, d'apporter des informations complémentaires de la mammographie.

En cas de doute, une cytoponction ou une biopsie, c'est-à-dire l'examen au microscope d'un fragment de la tumeur pourra être réalisé pour confirmer de manière formelle son diagnostic ; elle devra être effectuée par un spécialiste de ce genre d’examen.

Si la biopsie est positive, les dosages des récepteurs des œstrogènes et de la progestérone sur les cellules cancéreuses  seront indispensables au médecin pour déterminer le traitement futur.

Le scanner (appareil d’imagerie par rayon X) permet d’étudier le tissu mammaire de manière plus approfondie que la mammographie. Il permet aussi de mieux voir les ganglions de l’aisselle et dans le médiastin (zone entre les poumons).

L’IRM (imagerie par résonance magnétique) apporte un type d’image différent du scanner. Ici l’image est obtenue par "les mouvements des molécules" au sein des tissus normaux et cancéreux.

Ces deux techniques - Scan et IRM - améliorent considérablement l’imagerie du sein.

Le test de dépistage génétique
Le dépistage génétique est complexe et fastidieux. Dans les familles où les cancers du sein sont fréquents, notamment chez des femmes jeunes, il permet de déterminer s’il y a des facteurs génétiques forts de cancer du sein qu’on appelle BRCA1 et BCRA2.
Ce test coûteux et très long est réservé à la détection des risques héréditaires de cancer du sein.


Source : doctissimo.fr