Découvrir algerielle en version

Algérielle en Arabe

Algérielle en Arabe | mercredi 20 septembre 2017

Pas encore membre d'algérielle ? |
Connexion
Accueil Psycho

psycho > Relation avec les autres

Publié dimanche 26 février 2017 10:10 2374 Lectures

Famille : Ces filles maltraitées parce que pas mariées

Imprimer

Le mariage, bien que plus tardif, reste la référence, le but ultime pour des millions de jeunes.

C’est la seule institution capable de donner un statut respectable aux femmes comme aux hommes, car elle représente « nos fi dine ». Pour celles et ceux qui restent sur le bord de la route, la situation est très compliquée, et parfois même dramatique.

 

Le mariage, un aboutissement 

Le mariage représente toujours un accomplissement au sein de notre société. Pour un homme cela signifie que l’on est assez fort pour assumer une famille, pour une fille cela signifie que l’on est assez jolie, désirable pour amener un homme à faire sa demande.

C’est dans le mariage que l’on construit sa vie : on a sa propre maison, ses enfants, ses propres projets…

Alors lorsqu’on n’est pas marié, passé un certain âge, on passe pour un raté, un incapable.

Cette situation précaire est difficile dans tous les cas, que l’on soit un homme ou une femme, mais c’est bien pire lorsqu’on est une femme.

 

Etre vieille fille, une humiliation

Un homme qui a passé la quarantaine et qui est toujours dépendant du foyer parental est bien sûr perçu comme un poids, même s’il gagne sa vie, parce que sa mère et ses sœurs sont obligées de continuer à s’occuper de lui, de ses affaires, à un âge où c’est sa femme qui aurait dû prendre le relais.

Une femme qui a passé trente- cinq ans (plus ou moins), surtout si elle ne travaille pas, devient un véritable souffre- douleur dans certaines familles. Elles sont comme des bonniches corvéables à l’infini, comme si elles devaient se faire pardonner de ne pas être encore mariées.

Elles font le ménage, elles s’occupent des enfants de leurs frères, de leurs sœurs en visite, et entendent à longueur de journées des commentaires désobligeants sur le fait que  si elles ne sont pas mariées, c’est parce qu’elles sont trop ci, ou pas assez ça. On leur attribue tous les défauts du monde, ou l’en blâme la chance, le mektoub qui n’est pas encore arrivé.

 

Des femmes sans protection

Tant que les parents de ces femmes sont vivants, elles sont plus ou moins protégées ; mais qu’adviendra-t-il d’elles quand ils ne seront plus là ?

Nombreuses sont celles qui se retrouvent à la rue du jour au lendemain, parce que le frère a besoin de la place pour ses enfants.

Celles qui tirent plus ou moins leur épingle du jeu, ce sont celles qui travaillent et qui peuvent participer aux dépenses du foyer où elles vivent (celui de leur frère la plupart du temps).

Mais elles sont tout de même exposées aux sautes d’humeur de leur famille.

Bien sûr ces situations sont des extrêmes, mais elles sont bien plus nombreuses qu’on ne le croit, parce que celles qui les vivent cachent leur détresse et continuent à faire bonne- figure en public.

Elles ne se confient qu’à des amies sûres, parce qu’elles ont honte de ce qu’elles sont et de ce qu’elles subissent. Elles ne devraient pas parce qu’elles n’ont rien fait de mal ; elles aussi voudraient être mariées et heureuses, entourées d’un mari aimant et d’enfants joyeux.

Prenons soin de nos sœurs, elles sont de notre chaire et de notre sang ; elles sont fragiles et c’est pour cela qu’il faut les soutenir d’autant plus.

 

Sonya