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Publié jeudi 14 juillet 2011 13:53 7649 Lectures

Entre bikini et burkini, le hidjab s’arrange avec la plage…

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L’été est bien entamé, et avec lui vient la sensation de chaleur caniculaire qui accompagne le mercure en folie. Dans ces circonstances, les familles cèdent au charme de l’évasion à la plage. Le panorama, l’espace ouvert, l’air frais, de quoi briser la routine du train-train quotidien, et s’échapper de la pression du travail, des études, et de la monotonie domestique. Ces dernières années, de plus en plus d’algériennes voilées ne renoncent plus aux joies de la brasse, spécialement suite à l’avènement de la combinaison de natation islamique, surnommée « burkini ».*

Le « maillot hidjab » a connu un succès retentissant, au-delà de toutes prévisions. Confidence de commerçant, ses ventes se portent encore mieux que celles des maillots classiques. Les magasins spécialisés en articles de sport en vendent notamment une bonne partie. Le gérant d’un de ces magasins, qui se trouve à BirKhadem, soutient que sa clientèle adopte le maillot hidjab par pudeur, afin de ne pas dévoiler leurs atours en lieu public. Un autre encore, Adel, prétend quand à lui que le maillot hidjab diminue le nombre d’incivilités et d’embêtements que peuvent subir les femmes sur la plage.

Ce maillot importé de Turquie et de Syrie est une création du designer turc Mohammed Chahine, qui l’a conçu en 2007. Il est fait du même tissu qu’un maillot classique tout en restant plus ample, il permet ainsi de bouger facilement sans révéler les formes féminines. Il est fait d’un pantalon et d’un juste au corps assorti qui remonte vers le cou. Un chemisier ample descend jusqu’aux genoux et un voile de couleur différente viennent compléter l’attirail. Signalons que le burkini s’épanouit dans les pays arabes voisin, la Tunisie et le Maroc, et trouve son public algérien notamment parmi les familles les plus conservatrices, ce, malgré son cout plutôt élevé. Comptez 2900 à 3900 DA…mais retrouver sa liberté de sortir en préservant sa pudeur, ça n’a pas de prix.

En se baladant sur le bord de mer, nous rencontrons Imene, 30 ans, tout de burkini vêtue. Elle n’est pas fan de natation, mais elle peut néanmoins surveiller ses enfants, ou tailler un brin de causette avec sa famille, dans un habit de plage qui selon elle est en accord avec nos eusses et croyances. Profiter de la plage donc, dans se déshabiller, voilà qui pour Sara est un non sens, tout le charme de la plage étant de parfaire son bronzage, chose que ne permet pas le burkini. Enfin, pour la majorité des jeunes filles voilées, le burkini demeure plus pratique pour nager, les vêtements classiques collants à la peau une fois mouillés…sans compter le lot de regards moqueurs que cela engendre généralement.

Malgré toutes ces disparités, ce maillot islamique reste un moyen qui a permis et permet encore à de nombreuses femmes de se réconcilier avec le principal divertissement estival en Algérie ; la plage. Le tout en étant raccord avec leurs croyances, et leur pudeur.
Wassila I