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Publié dimanche 21 novembre 2010 18:44 21345 Lectures

Charb Ezdaf, pour la mariée à Sétif

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Cet habit traditionnel , très prisé par les femmes dans la capitale des Hauts- plateaux, demeure, malgré sa cherté, un élément essentiel du trousseau de la jeune mariée à Sétif et ses environs. Il s’agit avant tout d’un Binouar , cet habit intemporel qui a fini par s’identifier à la sétifienne « bon teint » et dont la notoriété, toujours associée aux Hauts-Plateaux, est désormais établie aux quatre coins de l’Algérie. C’est une robe fleurie , sans manches , atteignant les chevilles et légèrement échancrée au niveau de la poitrine pour laisser admirer les bijoux qui ornent le cou. Pourquoi Binouar  ? Les avis sont assez divergents. D’aucuns prétendent que le mot est issu du terme «  peignoir  », ce vêtement d’inté rieur ample , non ajusté, porté par les européennes qui l’auraient «  import é » à Sétif à la fin du XIXe siè cle.

D’autres , plus nombreux, auxquels se rallie l’écrivain sétifien, Omar Mokhtar Chaâlal, le terme provient de l’expression arabe « avec des fleurs  » (Bi ennouar). Il s’agit, sans doute là, de la véritable explication du mot Binouar , d’autant que les fleurs sont un élément, ou plutôt « l’élément » incontournable, l’essence de ce bel habit. Le Charb ezdaf n’est, en réalité, qu’une variété du Binouar , un phénomène de mode, sauf qu’il s’agit-là d’une vogue née, il y a plusieurs décennies, de l’ imagination , semble-t-il, des marchands de tissus originaires du M’zab et qui ne sont jamais à court de trouvailles pour appâter la client èle féminine, surtout la plus fortunée. L’appellation Charb ezdaf ne doit, cependant, rien à ces marchands qui se sont content és de mettre sur le marché une étoffe riche, légère, fleurie , bien sûr et tissée au moyen de la plus fine des soies.










Cet habit est marqué notamment, par la finesse de sa broderie faite de dessins imageant toutes sortes de fleurs, roses, marguerites et autres tulipes, et par ses couleurs claires et variées, même si l’orange et le rouge vif sont plus fréquents. A l’instar de la gandoura passementée des constantinoises, du seroual brodé des algéroises ou du karakou qui sied aux tlemcéniennes, Charb ezdaf, est devenu l’habit de fête par excellence des sétifiennes. Reste cette appellation de Charb ezdaf à la consonance plutôt bizarre , même pour les sétifiens de souche.