Découvrir algerielle en version

Algérielle en Arabe

Algérielle en Arabe | vendredi 24 novembre 2017

Pas encore membre d'algérielle ? |
Connexion
Accueil Mariage Robes & accessoires Bijoux kabyles : de la tradition à la modernité

Mariage > Robes & accessoires

Publié dimanche 12 juin 2016 09:58 3538 Lectures

Bijoux kabyles : de la tradition à la modernité

Imprimer

Le bijou kabyle se modernise. Il se porte de plus en plus à la ville.

 

Il y a quelques semaines, le site « au féminin », faisait figurer la robe kabyle dans le top 10 des plus belles robes de mariées du monde. Mais que serait cette tenue, portée, sans ces magnifiques bijoux en argent, dont l’histoire remonte aux époques les plus lointaines !


Selon des études anthropologiques, la femme berbère a, dès les temps les plus reculés, éprouvé le besoin de fixer ses vêtements ou sa coiffure sur la tête. Pour cela, elle utilisa des aiguilles en métal. Au fil du temps, ces petits objets usuels, sans aucune valeur ni noblesse, se transformeront grâce au génie et à la dextérité d’artisans, en parures d’argent, comprenant agrafes, broches, diadèmes, bracelets…etc.


Contrairement à d’autres régions berbères du Maghreb réputées pour leur bijouterie moulée, à découpage ajouré, le bijou kabyle est connu pour ses émaux aux couleurs symboliques (le bleu étant associé à la saison des semailles, le vert représentant la renaissance et la germination et le jaune, la saison des récoltes). Les différentes pièces sont également, souvent incrustées de pierres de corail, rehaussant la beauté et la finesse du travail des artisans.


Ath Yenni, le village des orfèvres
Perché à quelques 1000 mètres d’altitude et distant d’environ 35 km du chef-lieu de wilaya (Tizi-Ouzou), le village d’Ath Yenni est connu depuis des lustres pour être le village des orfèvres, une activité ancestrale et un savoir-faire jalousement transmis de père en fils.


Sous leurs doigts pleins d’agilité, ils donnent naissance à des bijoux de grande beauté.


La parure kabyle comprend « taessaht », diadème ornant le front. Bien qu’il soit de plus en plus rare, il demeure une pièce imposante, porté avec beaucoup d’élégance et de majesté.


Autre pièce incontournable de la parure kabyle, c’est Tavzimt, une grande fibule, de forme arrondie, richement décorée d’émaux et de coraux, fixée sur la poitrine.


Akhelkhal, gros anneau porté à la cheville est généralement orné uniquement d’un gros cabochon de corail et de boules en argent. Cela, contrairement au bracelet, appelé amechloukh est qui est richement orné de dessins rehaussés d’émaux jaunes, bleus ou verts et de pierres de corail. A noter que les bracelets sont, normalement portés par paires.


Les boucles d’oreilles -thigwedmathin- possèdent différentes formes. On retrouve, par exemple, letrak, un anneau ovale avec, à l’extrémité, des sertissages de corail et d’émaux mais il en existe beaucoup d’autres, toujours de forme imposante pour être bien visibles, sous le foulard coloré de la femme qui les portent.


Le collier -azrar- est également incontournable dans la parure kabyle. Il existe plusieurs modèles dont certains très anciens comme azrar nessa’â, en référence à la montre Gousset française, formée de pampilles, azrar lkhidh (le collier au fil) fait à partir de triples chaînes et une trentaine de pendants en émaux et corail, azrar elladhess (collier aux lentilles) en référence à ces petites pampilles en formes de graine de lentille,…etc


Il faut savoir que les bijoux kabyles sont souvent transmis de mère en fille comme un précieux legs familial, leur valeur augmentant d’année en année. Et nombreuses sont celles qui n’hésitent pas à associer à leur tenue moderne des bijoux kabyles comme les bagues, boucles, ou collier.


Kamir B.