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Publié jeudi 27 juin 2013 20:51 2789 Lectures

L’adoption en Algérie : de longues démarches et au bout…le bonheur

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Chaque année,  le département de la Solidarité nationale et de la famille enregistre une moyenne de 3 000 enfants nés hors mariage. Abandonnés à la charge de l’Etat, ils sont mis dans des orphelinats, en attendant leur placement dans des familles d’accueil.
Dans son 6e principe, la déclaration universelle des droits de l’enfant énonce  que « l'enfant a besoin d’amour et de compréhension pour grandir. Il a le droit de vivre entouré de l'affection de sa famille. Un enfant est unêtre qui vit grâce à l'amour qui l'entoure, venant surtout de ses parents, car chaque enfant a le droit que sa famille l'aime et l'encourage dans sa vie (les anniversaires, des nouveaux vêtements, étudier à l'école, etc.) ».Malheureusement, beaucoup arrivent à l’âge adulte sans rien connaître de cette chaleur familiale. Pourtant, chaque année, de nombreux couples effectuent des démarches afin d’adopter un orphelin ou un enfant abandonné dans le cadre de la «kafala». Malheureusement, les lourdeurs administratives, même si elles ne découragent pas les candidats à l’adoption, retardent la concrétisation de cette démarche.


La kafala ou l’adoption en islam
Selon le verset du coran « El Ahzab » (les coalisés) se référant aux enfants accueillis, il est prescrit : « Appelez – les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Allah, mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez – les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux » (Sourate 33 - V 5). Aussi, le droit musulman reconnaît le concept de la « kafala » qui est le recueil légal d’enfant, l'adoption (tabanni), étant interdite en Algérie. Bien qu'elle n’établit pas la création d’un lien de filiation, elle impose néanmoins au kafil (tuteur) de « considérer l’enfant comme le sien et d’agir comme le ferait un père pour son fils ». Letuteur, à travers son engagement, se doit de prendre en charge l'entretien, l'éducation et la protection de l'enfant qui lui est confié.

Prononcée par un juge dans le cadre d'une procédure rigoureusement encadrée par les lois algériennes, la kafala judiciaire permet ainsi à des enfants définitivement privés de famille d'en avoir une. Par ailleurs, l'Algérie autorise, aujourd'hui, la concordance de nom. En effet, l'enfant mineur recueilli peut, s’il est de père inconnu, prendrele nom de son tuteur, afin de permettre à ces enfants de s'intégrer pleinement au sein de leur famille d'accueil et, plus largement, de la société.


Démarches à suivre
Les candidats à l’adoption doivent s’armer de beaucoup de courage et de patience car adopter nécessite de longues démarches à établir entre la Direction de l’action sociale (DAS), relevant du ministère de la solidarité et de la famille, la pouponnière ou l’hôpital où se trouve l’enfant et le tribunal. Ajouté à cela, tous les documents à fournir et les critères auxquels doivent répondre les couples candidats à la kafala à savoir être « musulmans ayant atteint la majorité légale, moralement et socialement aptes à assurer la Kafala de l'enfant, disposant de moyens matériels suffisants pour subvenir à ses besoins, n'étant pas atteints de maladies contagieuses ou les rendant incapables d'assumer leur responsabilité. Ils doivent n'avoir pas fait l'objet, conjointement ou séparément, de condamnation pour infraction portant atteinte à la morale, ou commise à l'encontre des enfants. Ils ne doivent pas être opposés à l’enfant dont ils demandent la Kafala, ou à ses parents par un contentieux soumis à la justice, ou par un différend impliquant des craintes pour l'intérêt de l'enfant. » A noter que la femme musulmane remplissant les conditions sus-évoquées peut être prétendre, elle aussi, à la kafala.

Voir un enfant entrer dans notre vie, est le plus beau des cadeaux, aussi, ne vaut-il pas tous les sacrifices ?

Par Kamir B.