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Publié jeudi 6 octobre 2016 13:09 3347 Lectures

Le burn out maternel

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On pense souvent (à tort) que les mamans au foyer sont des privilégiées qui ne connaissent pas le stress. C’est bien sûr loin d’être vrai, car les enfants d’aujourd’hui sont si difficiles qu’elles souffrent d’un mal que l’on croyait jusque là réservé au monde professionnel : le burn out.

 

L’enfant-roi
Comme nous vous le répétons souvent, l’Algérie est un pays en mutation, où tout évolue, à commencer par les mentalités et la façon que nous avons d’envisager l’éducation de nos enfants.


Dans l’Algérie de nos parents et grands- parents, l’adulte est une personne qui doit être respectée quoi qu’il arrive.
Il y avait une distance entre les parents et leurs enfants : ces derniers devaient faire preuve d’un respect sans faille, les marques d’affection étaient rares et toujours mesurées ; les enfants ne mangeaient pas à la même table que les aînés, on les faisait quitter la pièce quand un sujet important, « d’adultes » devait être abordé. On pourrait donner mille exemples qui illustrent le fait que le monde des parents et celui des enfants étaient parallèles mais séparés, et que le respect de l’adulte régnait.


L’éducation dans notre pays a subi, quoi qu’avec un peu de retard par rapport à l’Europe, l’influence des théories qui affirment que l’enfant est une personne comme une autre, elle a autant de droits qu’un adulte, a droit au même respect.
Alors aujourd’hui nos enfants sont tout le temps avec nous : ils mangent avec nous, pour certains dorment avec nous, ils se sentent autorisés à donner leur avis sur tout…il n’y a plus cette distance entre parents et enfants qui assurait l’autorité des premiers sur les seconds.
Et ce sont les mamans qui trinquent pour ce changement.

Des mamans qui craquent
Du matin au soir elles courent pour amener les enfants au sport, à la crèche, chez le pédiatre…mettant complètement leur propre personne de côté. Une fois à la maison, c’est encore pire: il faut les changer, les laver, les calmer, supporter leurs cris et leurs disputes…Et ça, c’est quand il n’y a pas d’enfant malade.


De nombreuses femmes craquent : extrême fatigue, crises de larmes, état dépressif, accès de colère…ce sont les mêmes symptômes qu’un burn out professionnel, parce qu’elles ne trouvent plus de sens à ce qu’elles font, plus de plaisir. Elles ne font que répondre aux besoins de petits tyrans qu’elles aiment pourtant du fond du cœur.
Mais quelle est la solution pour s’en sortir ?

Un peu de soutien et un peu d’aide
-Il faut parler, ne pas avoir honte d’exprimer son mal être. Les Algériens n’ont pas la culture du psychologue pour régler leurs problèmes, à part peut- être quand il s’agit de ceux de leurs enfants. Mais les amies, la famille sont là et peuvent aider les mamans à aller mieux.


Il suffit souvent aux mamans de constater que les autres mères vivent une situation similaire pour que cela aille mieux. Le fait d’échanger des anecdotes, des astuces et des solutions aussi peut vraiment être d’une grande aide.


-Ensuite, il faut à tout prix que vous réussissiez à dégager du temps pour vous, rien que pour vous. Allez chez le coiffeur, faire du shopping entre copines, allez voir votre mère « seule », complètement. Parlez- en à votre mari qui doit prendre conscience de votre besoin de repos.


C’est votre droit, ce n’est pas une faveur qu’il vous fait. Bien sûr que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais vous devez prendre votre courage à deux mains pour le lui dire ; il en va littéralement de votre vie. Et puis parfois il faut un peu forcer les choses, car les autres, à commencer par votre époux, sont bien heureux de cette situation.
Bon courage !

Sonya