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Accueil Maman Nouveau né et Nourrisson Education : le retard dans l’apprentissage de la marche

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Publié mardi 7 février 2017 13:14 3042 Lectures

Education : jeune et maman

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La vie réserve de nombreuses surprises mais aussi de nombreux défis à une jeune femme :

le mariage est l’un d’eux, la maternité aussi. Il est difficile, quand on est encore une toute jeune femme, d’élever des enfants quand on est quasiment encore soi même un enfant. Quelles difficultés ces jeunes mamans ont-elles à affronter, auprès de quelles personnes peuvent- elles trouver de l’aide, et puis quel est le rôle du père dans tout cela ?

 

Très jeune face aux responsabilités

 

De nombreuses jeunes filles ne dépassent pas l’âge de 17 ou 18 ans pour être mariées, et ce malgré une législation protectrice qui fixe l’âge nubile à 19 ans.

 

La plupart d’entre elles tombent immédiatement enceinte ; moins d’un an après leur mariage, et alors qu’à peine quelques mois plus tôt elles étaient des jeunes filles insouciantes, elles doivent assumer la responsabilité d’un foyer. Un mari, des enfants, une maison…parfois des beaux- parents. Cela fait beaucoup d’un seul coup (ou presque) !

 

Certaines « chanceuses » ont eu une première expérience de l’éducation d’un bébé avec un petit frère ou une petite sœur, quand leur mère tombe encore enceinte (ce qui n’est pas rare) ; d’autres ont vu leur grande sœur faire.

 

Pour celles- là c’est plus facile, parce qu’elles ont pu faire un essai « grandeur nature ».

Mais d’autres n’ont jamais eu à s’occuper d’un bébé, et c’est là que cela se complique.

 

Des débuts difficiles

 

En effet, s’occuper d’un bébé, cela ne s’improvise pas, car c’est un être fragile et qui nécessite des soins adaptés et appropriés.

 

Autrefois, les jeunes mariées vivaient avec leur belle- famille, de sorte que lorsqu’elles tombaient enceintes et ensuite qu’elles accouchaient, il y avait la belle- mère, les belles- sœurs, les femmes des beaux-frères… pour leur venir en aide et les conseiller.

 

Aujourd’hui beaucoup d’entre elles vivent seules dès le début de leur mariage, et elles doivent se débrouiller pour trouver des solutions à des problèmes parfois urgents.

 

Que faire quand le bébé est fiévreux, qu’il pleure sans arrêt, qu’il a une éruption cutanée… ?

 

Quelle aide pour ces mamans ?

 

-Quand c’est son premier bébé, il est préférable que la jeune maman soit en famille, chez sa mère ou sa belle-mère (même si ça l’ennuie !) ; cette dernière lui montrera les gestes de base pour laver l’enfant, le nourrir, et reconnaître les signes de détresse : quand il pleure beaucoup parce qu’il a faim, ou qu’il a besoin d’être changé, quand il a de la fièvre…

 

Plus tard elle sera capable de reconnaître seule ces différents types de pleurs.

 

De retour chez elle, il y aura toujours le téléphone pour poser une question si besoin.

 

-A la polyclinique ou chez le pédiatre, la maman trouvera également l’aide et les conseils dont elle a besoin. Le point de vue d’un médecin la rassurera sur l’état de santé de son bébé, et elle pourra poser toutes les questions qui la préoccupent, concernant tous les points liés aux soins d’un très jeune enfant, de l’hygiène jusqu’à l’alimentation. 

   

-Et Papa dans tout cela ? Dans 95 % les hommes algériens n’y connaissent rien à l’éducation d’un bébé. Et bien souvent ils sont, sans l’avouer, encore bien plus angoissés que les mamans par cet être qui est pour eux comme un petit extraterrestre.

 

Le problème c’est que malgré cette ignorance criante, ils ne peuvent s’empêcher de donner des ordres et des conseils dans les moments de crise, ce qui ne fait qu’ajouter un stress supplémentaire à la maman.

 

Mais ce que l’on ne peut leur retirer, c’est que leurs bras ont comme un effet apaisant sur l’enfant ; et puis la plupart d’entre eux n’hésitent pas à prendre la voiture en plein milieu de la nuit pour courir aux urgences, à la pharmacie…c’est tout de même super rassurant pour la maman de savoir qu’elle peut compter sur lui à tout moment, et c’est déjà très bien.

Sonya