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Accueil Maman grossesse Bébés : accoucher à domicile

Maman > Grossesse

Publié jeudi 3 mai 2012 15:41 3890 Lectures

Accoucher dans le public ou le privé ?

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C’est une question que se posent toutes les femmes enceintes. Il leur vient à l’esprit dès que la joie de l’annonce de ce joyeux évènement est passée. Il faut dire que l’état de nos maternités, tant dans le public que dans le privé, laisse songeur.


Alors qu’à l’étranger, et notamment en Europe, la maternité est considérée comme quelque chose de merveilleux et traitée comme tel, chez nous en Algérie elle est vue comme presque banale et la femme enceinte n’est pas plus choyée que cela.

Le résultat en est que sa prise en charge laisse beaucoup à désirer, notamment lorsque arrive le moment de mettre au monde l’enfant tant attendu. Beaucoup de femmes, qui racontent leur accouchement, semblent décrire une aventure dont elles n’ont échappé qu’avec l’aide de Dieu.

Bien souvent, il faut faire le tour des hôpitaux de la région pour trouver une place disponible, et si l’accouchement présente une quelconque difficulté, alors la maman est refoulée sans ménagement vers le public. Plus question alors de choisir entre le public et le privé.

Les hôpitaux publics ont l’avantage de disposer d’un personnel expérimenté et du matériel nécessaire pour faire face à une éventuelle complication, mais ils souffrent d’un manque chronique de places. Il n’est pas rare de voir des femmes couchées à deux voire trois par lit, jusque par terre et parfois dans les couloirs !

Les cliniques privées, quant à elles, si elles disposent de places prennent rarement en charge les cas difficiles. La moindre complication se solde par une césarienne, ce qui est plus avantageux pour elles du point de vue financier puisque celles-ci sont facturées beaucoup plus cher. Les prestations délivrées par ces cliniques sont souvent loin de justifier leurs tarifs exorbitants.

Alors, comment choisir ? C’est souvent une question de moyens, les couples les plus aisés choisissent souvent d’aller vers les cliniques privées où l’accueil est un peu plus personnalisé alors que les plus modestes vont directement à l’hôpital public où la prise en charge est gratuite.

Il semble que, comme d’habitude, c’est le bon vieux bouche à oreille qui sera votre meilleur conseiller et, même dans ce cas, il n’est pas dit que vous receviez le traitement attendu. En bref, « telbo zharrkoum ».

Sonya