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Publié mercredi 1 février 2017 15:27 5307 Lectures

Handicap: le mariage avec un handicapé

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Notre société est faite de bons sentiments affichés, mais aussi de réalités bien amères. Ce sont à ces réalités que doivent faire face les personnes handicapées qui en plus de devoir se débrouiller avec les difficultés imposées par leur état physique ou

mental, doivent aussi affronter le regard et les préjugés du monde qui les entoure. Ont-ils le droit à une vie « normale » ?

Les bons sentiments
Interrogez n’importe quelle personne autour de vous au sujet du mariage des handicapés, et elle vous répondra que c’est une chose tout à fait acceptable dans les limites autorisées par le Saint Coran, c'est-à-dire que la personne handicapée doit être à même de comprendre ce qu’implique le mariage et qu’elle est capable d’assumer les charges qui en découlent.
Mais lorsque l’on demande à ces mêmes personnes si elles accepteraient d’épouser une personne handicapée, la réponse est toute autre.

Une réaction empreinte de préjugés
On ne peut pas blâmer les gens d’être réticents à l’idée de se marier avec un handicapé parce que cela implique de lourdes responsabilités au quotidien et parfois jour et nuit.
Ce qui est plus problématique, c’est le regard, le jugement que porte la société sur les personnes qui ont choisi, en connaissance de cause, de se marier avec un handicapé.
Après avoir interrogé des époux/ses de personnes handicapées il en ressort qu’ils sont considérés :
-soit comme handicapés eux- même : « s’ils ont accepté des personnes malades physiquement ou psychologiquement, c’est qu’elles sont elles- mêmes « atteintes », c’est sûr » ;
-soit comme transparents : les gens interviennent dans la rue pour aider la personne handicapée, ou pour lui parler, en ignorant quasi- complètement l’époux valide.
-soit c’est leur époux handicapé qui est transparent : on considère la personne valide comme l’accompagnant, presque comme un parent. On lui pose les questions, c’est à lui ou elle que l’on présente l’addition au restaurant ou que l’on donne les documents à remplir dans les administrations, comme si être handicapé moteur c’était être un légume, incapable de quoi que ce soit.
Cette situation est aussi difficile à vivre et à assumer pour chacun des membres du couple qui essaient chacun de garder leur personnalité et de ne pas tomber dans une relation de dépendance, quasiment de parent à enfant.
Comme vous pouvez le constater, les handicapés et leurs époux/ses n’ont pas besoin en plus de notre jugement ou de nos bons sentiments pour leur compliquer une vie qui l’est déjà bien assez.


Sonya