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Publié mardi 30 novembre 2010 19:47 26584 Lectures

La virginité en question

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Pour une fille, perdre sa virginité est loin d’être un événement banal surtout si celle-ci la perd avant  de se marier. Pour cause, pour notre société  arriver intacte au mariage reste un élément impératif, pourtant nombreuses sont celles qui passent outre mais rares sont celles qui osent l’avouer ou encore l’assumer. Dire que les jeunes filles d'aujourd'hui mènent une vie sexuelle décomplexée serait bien entendu une généralisation abusive. Cela dit, l'évolution des mœurs est de plus en plus perceptible.

Plus qu'une tradition dépassée, la virginité  pour les jeunes femmes est désormais perçue comme difficilement compatible avec la nouvelle réalité sociale. Avec l'âge du mariage  qui recule, le soubassement de l'impératif traditionnel de virginité, préserver sa pureté pour le futur mari est de moins en moins soutenable. Et si le mari n'arrivait jamais ?!

Déroulement logique des évènements, beaucoup d’entres elles finissent donc par franchir le pas. D'autres jeunes femmes choisissent de perdre leur virginité parce qu'elles se sentent bien et épanouies avec leurs partenaires, et que « c'est la suite logique des choses ».
Il reste néanmoins difficile pour une jeune fille d’assumer une sexualité épanouie, même après avoir perdu sa virginité car notre société cultive un triple interdit : éducationnel, religieux et légal.
Reste que, même si la culpabilité est dépassée, l'espoir du mariage est toujours présent. C'est juste qu'un autre espoir s'y superpose : celui de tomber sur un mari qui m'acceptera comme je suis.

Le rite moyenâgeux des draps tâchés de sang qu'on exhibe à la sortie de la chambre nuptiale comme preuve de la bonne conduite de la nouvelle mariée a, heureusement, quasiment disparu. De  plus en plus d'hommes n'en font plus une affaire de principe.

Il est vrai que le concept de mariage a aussi évolué. L’intervention des parents dans le choix de la promise n’est plus aussi décisive qu’elle l’était. L’homme, soumis à moins de pression, a désormais plus de liberté pour choisir seul sa fiancée, vierge ou pas. La virginité reste toujours associée au mariage mais si elle n'est plus autant exigée, c'est parce que la question ne se règle plus entre les familles, mais au sein du couple.

La famille, évidemment, reste le premier frein à une sexualité féminine préconjugale épanouie. Obsédées par le discours de leurs mères, les pressant de préserver le précieux trésor, nombreuses sont les jeunes filles à offrir leur corps à tous les plaisir. Toutes formes de rapports sexuels sont envisageables, pourvu que le sacré hymen soit préservé.
Il suffit de se conformer à une autre norme suprême largement en vogue: l'hypocrisie. Comme dit le proverbe « si l'œil ne voit pas, le cœur ne souffre pas ».
Le faire, donc, mais ne jamais l'avouer!  La conclusion, hélas, s'impose : l'hypocrisie sur la virginité a encore de beaux jours devant elle !